Dr Hervé de LABAREYRE
On ne
sollicite pas brutalement une machine froide: la qualité
du travail et le rendement sont considérablement
améliorés par la chaleur à condition de rester en
dessous de la surchauffe.
Les
articulations sont comparables à des pièces mécaniques
qui jouent les unes avec les autres par l'intermédiaire
d'un lubrifiant: la viscosité de celui-ci diminue avec
l'échauffement, facilitant d'autant les glissements.
Les muscles et les tendons sont comparables à des systèmes
élastiques. Leurs qualités de vitesse de travail et l'élasticité augmentent également avec la chaleur.
Le risque d'accident diminue alors.
Le
mode d'échauffement le plus simple pour le coureur à
pied est de partir en footing à petit rythme et
d'augmenter progressivement l'allure.
Certains incorporent des étirements à cette mise en
route. L'échauffement permet en outre de mettre
progressivement en régime la pompe cardiaque.
Attention aux produits dits chauffants qui ne produisent
souvent qu'une rougeur et un échauffement de la peau
sans assurer d'échauffement musculaire profond.
Attention : lors du footing, le quadriceps, à l'avant de
la cuisse, travail constamment et maintient la chaleur
idéale à son fonctionnement. En revanche, les muscles
ischio-jambiers, derrière la cuisse, ne sont pas sollicités et sont plutôt en état de refroidissement.
Il convient de se méfier des accélérations brutales ou
des sauts d'obstacles, volontiers générateurs de
blessures.
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