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Dr Gilbert PERES
L'alcool, même dilué, déshydrate: en inhibant la sécrétion de l'hormone antidiurétique, le rein ne sait plus économiser l'urine (donc l'eau) qui la compose.

L'alcool "vasodilate": la dilatation normale des vaisseaux cutanés permet de transférer la chaleur de l'exercice vers l'extérieur, donc de lutter conter le risque d'hyperthermie, mais aux dépens de l'apport sanguin (oxygène et nutriments) vers les muscles. La vasodilatation relève d'une régulation nerveuse très fine permettant de réaliser un équilibre très précis dans la répartition des débits sanguins, et l'alcool perturbe gravement cette régularisation.

L'oxydation de l'alcool libère 7 kcal/g, énergie non récupérable pour l'exercice mais seulement pour la thermorégulation, production de chaleur s'ajoutant à celle déjà excessive de l'exercice ! Elle pourrait participer à la lutte conter le froid, mais la vasodilatation de la consommation d'alcool, si elle peut protéger conter les gelures, augmente aussi le risque de refroidissement généralisé, bien plus dangereux.

Le foie n'apprécie pas l'alcool, qui surcharge, perturbe ses fonctions métaboliques: celles-ci sont fortement sollicitées pendant l'exercice de longue durée (formation de glucose, détoxication).

Alors, pas d'alcool à l'entraînement ! Bien sûr, du bon vin ou quelque alcool fin, d'autant plus s'il est occasionnel quel plaisir !