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Dr Gilbert PERES
On n'innove pas un
régime au moment des compétitions: on le teste à
l'entraînement une ou plusieurs fois auparavant.
Dans les 3
jours précédant la compétition ou un entraînement
long
Les
régimes dissociés, donc déséquilibrés, sont
déconseillés. Ils sont remplacés par un alimentation
apportant 20% d'énergie en plus sous forme de glucides
complexes.
Ceux-ci augmente les réserves de glycogène, forme de
stockage du glucose dans le muscle et le meilleur
carburant pour l'exercice.
Choisir ces glucides parmi les pâtes, riz, féculents ou
légumineuses. Ce type de régime nécessite de boire
davantage.
8 heures à
12 heures avant la compétition
L'avant-dernier repas pré-compétition sera, lui aussi,
riche en glucides complexes ("pasta-partie").
Exemple de menu: soupe de légumes, spaghettis et tomates
pelées cuites, viande grillé, fromage avec pain ou
produits laitiers peu gras avec du sucre, tarte aux
fruits ou riz ou semoule au lait.
4 heures
avant la compétition, dernier repas
Pour
maintenir un certain niveau de glycémie (taux de glucose
dans le sang) et compléter les réserves en glycogène,
le dernier repas doit être fini 3 heures avant la
compétition. La digestion est ainsi presque terminée au
moment du départ. Ce repas contient la même quantité
d'énergie que le repas correspondant de tous les jours,
mais avec plus de glucides complexes. Il sera de plus
très digeste. Éviter certains aliments riches en
graisses, en sucres rapides, ou en gazogènes (choux,
oignons).
Exemple de petit-déjeuner: céréales
avec lait demi-écrémé, thé ou café léger sucré,
pain grillé ou biscottes, beurre allégé, et confiture,
un fruit cuit.
Exemple de déjeuner: crudités digestes
ou légumes cuits avec citron, viande ou poisson grillé
très peu gras (viande hachée grillée < 5% MG),
pâtes ou riz, fromage blanc à 0% MG, ou yaourt, gâteau
de riz ou de semoule avec des fruits cuits ou une banane
bien mûre.
Dans
l'heure précédant la compétition: alimentation
d'attente + échauffement
Boire
toutes les 20 minutes un verre d'eau ou, pour les
anxieux, d'une boisson sucrée avec au plus 25g/l de
glucose et fructose (boisson d'attente du commerce
ramenée à 25 g/l ou moins, ou boisson contenant par
exemple 1 à 2 cuillères à soupe de miel par litre
d'eau ou de thé, ou un sucre par verre).
Ration
pendant la compétition
Une
ration est nécessaire dès que l'exercice dure 1 heure
ou plus.
L'apport de sucre (glucides directement assimilables)
permet d'éviter l'épuisement prématuré des réserves
de glycogène dont dépend l'endurance musculaire:
ingestion d'eau avec du glucose, boisson obligatoire m^me
sans soif: un demi à un verre toutes les 15-20 minutes,
d'une boisson à 30-100 g/l de glucose (plus concentrée
et en moindre quantité si il fait froid), le mieux
étant la boisson énergétique de l'effort ou bien des
jus de fruits ou des sirops peu ou non acides et dilués.
Si l'exercice dure plus de 2 à 2 h 30: prévoir une
alimentation solide avec des glucides: pâtes de fruits,
barres céréalières.
Si l'exercice dure plus de 4 heures: prévoir une
alimentation solide à dominante protido-glucidique :
mini-sandwich, blanc de volaille et pain.
Alimentation
de récupération
Réhydratation immédiate avec des boissons
alcalinisantes peu minéralisées et glucidiques
légères.
Le repas après compétition sera léger, peu calorique,
plus de glucides et apport normal en protides.
Le
lendemain de la compétition
Reprise d'une alimentation équilibrée, hyper-calorique
et légèrement hyper-protidique.
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